Un abri pour les femmes victimes de violences et leurs enfants

Mise à l'abri et protection Alpes-Maritimes Victimes de violences

Du lieu où Maria a trouvé refuge, nous ne dirons rien, pour des raisons de sécurité. C’est un lieu paisible et retiré dans la ville de Nice, dans lequel des femmes et des enfants victimes de violences, trouvent refuge durant 3 à 6 mois, à la demande du 115.

De manière pudique, Maria dit qu’elle a connu « de grandes difficultés » avec son ex-mari. Avant son arrivée très récente en France, elle a vécu plusieurs années avec cet homme violent et ses trois enfants qui étaient sa seule préoccupation et sa priorité. « Il n’a jamais eu de violences contre les enfants, seulement contre moi. », précise-t-elle. Maria est attentive à leur bien-être et ne leur cache pas la réalité de la situation : « Je leur parle de ce qui s’est passé avec mon ex-mari. Je ne veux pas leur cacher la vérité. »

L’équipe qui accompagne la jeune femme parle de son courage, de son sourire, de sa bienveillance, de son amour pour ses enfants. Aujourd’hui, pour assurer sa sécurité et avec le soutien du Centre d’Information sur le Droit des Femmes et des Familles, elle souhaite engager une procédure de divorce. Au sein de ce centre pour femmes victimes de violences, elle a trouvé de la tranquillité et de l’apaisement.

Pour Kremena et Mohamed, travailleurs sociaux « Le centre est un espace de tranquillité, qui permet de prendre du recul et de se reconstruire. Les familles peuvent s’y ressourcer, envisager sereinement l’avenir, car elles se sentent enfin protégées. »

Au-dehors résonnent les cris joyeux des enfants qui s’amusent dans le jardin. « Ils se sont très vite adaptés et ont su investir les lieux. », sourit Kremena. Avec l’équipe, ils ont profité des soirées « cinéma » projetées à l’aide du vidéoprojecteur dans la salle commune, organisé une chasse au trésor, participé aux animations de fin d’année et à la construction du traineau du Père Noël !

L’avenir, Maria l’envisage désormais séparée de son mari, avec ses enfants, dans un appartement à elle. Elle a maintenant un dossier de demande de logement social à son nom. Elle souhaite retrouver du travail en cuisine collective, et puis, pourquoi pas, passer son permis de conduire.

Son conseil aux femmes qui traversent les mêmes difficultés ? « Il faut avoir le courage de partir. La violence n’est pas bonne pour la famille, pour les enfants. Il faut retrouver la sérénité. »

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