Victimes de traite des êtres humains

La Convention du Conseil de l’Europe définit la traite des êtres humains comme « le recrutement, le transport, le transfert, l’hébergement ou l’accueil de personnes, (…) par la menace de recours ou le recours à la force ou d’autres formes de contrainte, (…) aux fins d’exploitation ». Les formes les plus courantes d’exploitation sont la prostitution, l’esclavage et le travail forcé.

ALC agit depuis 25 ans auprès des victimes de traite des êtres humains. ALC pilote le Dispositif National Ac.Sé (Accueil Sécurisant). Ac.Sé repose sur un réseau de plus de 80 partenaires, lieux d’accueil et associations spécialisées répartis sur tout le territoire national. Pour protéger les femmes victimes de traite, ALC agit aussi directement en allant au-devant des victimes, en les accompagnant et en les mettant à l’abri, dans les Alpes-Maritimes et dans le Var.

Dispositif National Ac.Sé de protection des victimes de traite des êtres humains

Action expérimentale en 2001, le Dispositif National Ac.Sé fait partie intégrante des mesures nationales de protection des victimes de la traite des êtres humains en France. Il est intégré dans le plan national et entériné par la loi française.

Sa mission est de protéger toutes les personnes majeures, victimes de traite des êtres humains, en danger. Pour signaler le danger, une association, un juge, la police, appellent le numéro d’Ac.Sé accessible du lundi au vendredi. Une fois le danger identifié, la victime est éloignée de son lieu d’exploitation. Ac.Sé la met à l’abri dans un hébergement de ses 80 partenaires (associations et centres d’hébergement) partout en France.

Le CHRS Les Lucioles à Nice, mais aussi le dispositif Aïda d’ALC dans le Var, en font partie. Les victimes y sont soutenues afin de stabiliser leur situation administrative et professionnelle. Des cours de français et un accès aux soins leur sont accessibles. Un accompagnement dans les   démarches judiciaires contre le réseau d’exploitation leur est également proposé.

La seconde mission d’Ac.Sé est d’animer un pôle ressource (analyse, échange de pratiques, formation, conseil aux professionnels), sur la traite des êtres humains.  Ac.Sé assure une permanence téléphonique destinée aux professionnels en contact avec des victimes. Chaque année, 2 séminaires sont organisés pour les partenaires d’Ac.Sé. Des formations à l’identification des victimes de traite sont organisées partout en France. Elles s’adressent aux travailleurs sociaux, aux acteurs associatifs et institutionnels, aux représentants des forces de l’ordre. Les professionnels du Dispositif Ac.Sé sont régulièrement invités à partager leur expertise lors de colloques internationaux. Ac.Sé est membre de la Plateforme européenne de lutte contre la traite des êtres humains. Il est partenaire ou coordonne des projets financés par la Commission européenne sur le sujet.

Ac.Sé

http://www.acse-alc.org

N° Indigo : 0825 009 907 / Tél. :  +33 (0)4 92 15 10 51

 

70 

signalements de victimes en 2021, de 12 villes différentes

87 

organisations membres du réseau Ac.Sé en 2021

2 037 

appels d’urgence TEH reçus à la permanence téléphonique d’Ac.Sé en 2021

financeurs : l’Etat, Ville de Paris, UE, AGRASC

 

Lire l’article de la Lettre d’ALC sur les 20 ans d’Ac.Sé !

Protection et réinsertion des personnes victimes de traite ou en situation de prostitution

Le CHRS Les Lucioles propose un accueil de jour créé il y a plus de 50 ans. Dans le cadre du travail de rue, il agit auprès des personnes en situation de prostitution et victimes de traite des êtres humains (TEH) sur l’ensemble du territoire des Alpes-Maritimes. Pour aller au-devant de ces femmes, hommes, transgenres, l’équipe assure un travail de rue avec des maraudes, de jour comme de nuit, à Nice et Cannes. L’occasion de présenter l’action des Lucioles mais aussi d’apporter une présence et de recréer des liens. Plus de 90% des personnes rencontrées sont étrangères, originaires d’Afrique subsaharienne, d’Amérique du Sud et d’Europe centrale ou orientale.

L’accueil de jour à Nice permet de poursuivre le dialogue initié dans la rue. Les demandes sont multiples : aide matérielle, droits sociaux, isolement, danger, santé, parentalité, transidentité et perspectives d’avenir : Comment trouver un emploi ? Comment rentrer au pays, sans rencontrer les mêmes difficultés ? Comment trouver un équilibre après le traumatisme de l’exploitation ?

L’accès au logement est très important. 10 places d’accueil d’urgence sont réservées aux victimes de traite des êtres humains.  Le Centre d’hébergement et de réinsertion sociale (CHRS) des Yuccas à Nice leur réserve 15 places.

Le dispositif des Lucioles existe dans le Var sous le nom d’Aïda. L’équipe de maraude sillonne les rues de Toulon et Brignoles afin de nouer un dialogue avec les personnes en situation de prostitution. Le dialogue se poursuit dans la permanence. Un accompagnement sur-mesure, à 360º, est engagé.

Les Lucioles

28 boulevard Joseph Garnier, 06000 Nice

 

AïDA

3 rue Francis Pressensé, 83000 TOULON

Les Yuccas

9 avenue Balbi, 06100 Nice

197 

personnes rencontrées lors des maraudes en 2021

186 

personnes accompagnées en 2021

555 

contacts établis lors de maraudes virtuelles