Accompagnement à la parentalité

Faustine a 28 ans. Avec une expérience plutôt dans l’accueil collectif de la petite enfance, elle souhaitait s’orienter vers la protection de l’enfance afin d’aider les plus vulnérables. Arrivée récemment dans la région, elle occupe désormais un poste d’auxiliaire de puériculture chez ALC, dans le quartier Bon Voyage, avec une mission de protection de l’enfance et d’aide à la parentalité dans un service de placement à domicile.

23 mars 2022
Une auxiliaire puéricultrice à ALC

Quel est le travail d’une auxiliaire de puériculture dans un placement à domicile ?
L’auxiliaire de puériculture veille au bien-être de l’enfant. Elle vérifie que ses besoins primaires (l’alimentation, l’installation adaptée au domicile) et secondaires (lui permettre de s’éveiller et de grandir en toute sécurité) sont bien pris en compte, que les liens avec la maman et dans la famille se tissent et que le nouveau-né bénéficie des soins adaptés.

Le placement à domicile des tout-petits est nouveau au sein d’ALC. Pour quelle raison a-t-il été mis en place ?
C’est pour faire face à une demande croissante, l’idée étant d’éviter les placements d’enfants âgés de 0 à 6 ans en pouponnière ou en foyer. Cela permet de trouver de nouvelles alternatives.

Maintenir le lien avec la famille est plus efficace dans l’intérêt de l’enfant qui grandit plus sereinement, la plupart du temps.

Quel est le public auprès duquel vous intervenez ? Quels sont les besoins constatés ?
Les situations sont très variées : familles monoparentales, demandeurs d’asile en situation précaire, enfants initialement placés en pouponnière qui retournent dans leur famille, parfois des constats de négligence ou maltraitance…
Pour bon nombre d’entre eux, il s’agit de les aider à recréer du lien, d’accompagner ces familles dans la gestion du quotidien, dans les démarches administratives liées à leur situation, à la santé, aux activités extrascolaires… Je ne m’occupe pas uniquement des enfants, mais aussi des parents en les accompagnant sur plusieurs mois. Il faut travailler avec eux sur les relations au sein de la famille, de la fratrie, surtout dans le cas de parents séparés. L’alimentation est également un enjeu particulier. Il faut parfois donner des idées de repas, conseiller dans le choix des aliments et sur les quantités, apprendre à partager le moment convivial du repas.

Est-ce que cette mission a changé votre regard sur la profession ?
C’est pour moi un nouveau challenge. Je dois être dans l’écoute, afin de mieux comprendre les besoins de l’enfant et de la famille. Personne ne doit se sentir jugé. Il faut qu’une relation de confiance s’installe avec la famille et l’enfant.

L’adulte doit reprendre confiance en sa capacité à être parent.

Avez-vous une expérience qui vous a spécialement marqué ?
Je viens de terminer l’accompagnement d’une famille avec deux petites filles, pour laquelle il y avait une suspicion de maltraitance. Il a fallu réinstaurer la communication et faire en sorte que le père reprenne sa place.

Aujourd’hui, les relations sont apaisées et la famille est reconnaissante de cette aide qui lui a été apportée.

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