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Ukraine : un an après le début du conflit, où en sommes-nous ?

Plus d’un an après, le numéro d’urgence « 115 Ukraine » est toujours ouvert. En ce qui concerne l’hébergement, certaines familles sont désormais orientées vers des territoires moins sous tension que les Alpes-Maritimes. Pour celles qui restent dans les dispositifs du département, il s’agit désormais d’accélérer la recherche d’emploi et d’autonomie dans leur pays d’accueil.

21 avril 2023

Un an après le début de la guerre, la cellule de crise du « 115 Ukraine » fonctionne toujours et le « HUB régional » est toujours ouvert pour les Ukrainiens qui continuent à quitter leur pays en guerre, ainsi que pour ceux qui ne peuvent plus rester dans les hébergements privés solidaires.

Les réfugiés y trouvent un moment d’apaisement, une écoute attentive et des propositions
adaptées à leurs besoins.

 

Géraldine, vous êtes chargée de missions et de coordination au HUB Ukraine de Nice.
Pouvez-vous nous expliquer brièvement comment se déroule une arrivée ?

Après les premiers entretiens entre Ukrainiens et professionnels du social, en présence d’un traducteur, certains sont orientés vers d’autres territoires, comme la Nièvre par exemple, où les loyers sont moins élevés, où des T4 et T5 peuvent accueillir les grandes familles réunissant parfois 3 générations, et où les possibilités d’insertion sociale et professionnelle sont plus nombreuses.

Dans le département des Alpes-Maritimes, il est très difficile de répondre aux besoins de relogement avec le montant des loyers.

Aujourd’hui, seule une trentaine de familles, soit une centaine de personnes y vivent toujours et sont prises en charge par le consortium d’associations organisé par ALC.
L’hébergement est prévu très provisoirement en hôtel, quand cela est possible ou en hébergement solidaire (chez l’habitant).
Les familles participent à hauteur de 20% de leurs ressources aux frais d’hébergement.
Ce dispositif vise, depuis sa mise en œuvre, à la prise d’autonomie à moyen et long terme des familles réfugiées .Cela passe par l’apprentissage de la langue française et un soutien dans les démarches administratives et pour la recherche d’emploi. Les cours de français sont dispensés par les associations Montjoye et Francophonia. Le Secours populaire continue les distributions alimentaires. Pour la recherche d’emplois et de formations, elle est encadrée par la Fondation de Nice.

 

 

La Direction Départementale de l’Économie, de l’Emploi, du Travail et des Solidarités (DDEETS) qui finance ce dispositif, observe avec satisfaction qu’environ 2000 Ukrainiens accueillis dans les Alpes-Maritimes depuis le début du conflit sont aujourd’hui en poste.

Elle projette néanmoins de réduire la durée de prise en charge des réfugiés afin d’assurer une plus grande rotation des publics
accueillis. Celle-ci devra se faire en tenant compte des situations individuelles (traumatismes, vulnérabilités).
Nous ne savons pas ce que réserve la situation géopolitique, mais ALC a structuré une « cellule de crise » inter associative, réactive, adaptable, bien intégrée dans ses missions de protection et d’insertion afin de continuer à accompagner sur le long terme les familles et personnes isolées qui tentent de fuir la guerre en Ukraine.

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